désert forain

Très tôt un matin. Le grand parking qui accueille la fête foraine est vide, les gens y passent pour aller travailler. Leur regard vers le sol et, au dessus de leurs têtes, des enseignes bariolées, multicolores, affichent une Angelina Jolie déformée, des hot-dogs personnifiés et les plus grands personnages de dessins animés. Bref, un monde absurde au dessus d’un autre monde absurde.

Tous les matins, pendant deux semaines, j’y passe. Je regarde les gens qui passent, eux aussi, en coup de vent, dans ce lieu de consommation et de divertissement qui ne vit que la nuit. Les stands de la fête foraine ont une autre tête sous la lumière du jour. On entre dans un village vide, blanc, répétitif et presque géométrique. A certains croisements on découvre un stand hyper-coloré, surchargé, qui nous fait l’effet d’un oasis (tropical) au milieu du désert.

Un autre matin, nous y sommes retournées avec Aliénor de Georges, comédienne fantastiquement photogénique, pour y faire quelques portraits. Son regard vivant et profond ont créé une histoire à cette ambiance de train fantôme matinal.





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